Le miel de Mānuka est aujourd’hui connu dans le monde entier. Pourtant, une question revient souvent : si ce miel est si recherché, pourquoi ne plante-t-on pas simplement des arbres de Mānuka partout dans le monde pour le reproduire ?
La réponse est plus complexe qu’il n’y paraît.
Le Mānuka peut-il pousser ailleurs ?
Le Mānuka (Leptospermum scoparium) est un arbuste originaire principalement de Nouvelle-Zélande et d’Australie.
Il est tout à fait possible de le cultiver dans d’autres régions du monde lorsque le climat le permet. Mais faire pousser un arbre de Mānuka ne suffit pas à produire le miel que nous connaissons.
Pour obtenir du miel de Mānuka, les abeilles doivent pouvoir butiner une quantité importante de ses fleurs pendant la courte période de floraison. Cela nécessite donc de vastes zones où le Mānuka est présent en abondance, comme c’est naturellement le cas dans certaines régions sauvages de Nouvelle-Zélande.
Tous les Mānukas ne produisent pas le même nectar
C’est là que les choses deviennent particulièrement intéressantes.
La composition du nectar peut varier en fonction de nombreux facteurs : variété génétique de la plante, région, climat, sol, saison ou encore conditions de floraison.
Le nectar de Mānuka contient notamment du DHA (dihydroxyacétone), un composé qui contribue progressivement à la formation du MGO (méthylglyoxal) dans le miel.
C’est notamment pour cette raison que deux miels de Mānuka peuvent présenter des concentrations en MGO très différentes.
Planter du Mānuka ailleurs ne garantit donc absolument pas d’obtenir un miel possédant les mêmes caractéristiques.
Un miel intimement lié à son origine
La Nouvelle-Zélande possède surtout un avantage difficile à reproduire : un écosystème naturel dans lequel le Mānuka pousse depuis des générations sur de vastes territoires.
Les ruches peuvent ainsi être installées au cœur de zones particulièrement riches en Mānuka au moment de la floraison.
À cela s’ajoute un système de contrôle très strict. Pour être exporté comme miel de Mānuka néo-zélandais, un miel doit répondre aux critères établis par le Ministry for Primary Industries (MPI) de Nouvelle-Zélande, reposant notamment sur plusieurs marqueurs chimiques et un marqueur ADN.
Un peu comme un grand vin
On peut finalement faire un parallèle avec le vin.
Il est possible de planter du Pinot noir dans de nombreux pays. Pourtant, cela ne suffit pas à produire un vin de Bourgogne.
Pour le Mānuka, la logique est similaire : la plante compte, mais son origine, son environnement, la saison, les abeilles, la récolte et la maturation du miel comptent également.
C’est ce qui fait de chaque récolte de miel de Mānuka un produit particulier, avec son origine, son profil et sa concentration naturelle en MGO.
Chez Dbubta, c’est précisément cette histoire que nous souhaitons raconter : celle d’un miel qui ne se résume pas à un chiffre sur une étiquette, mais qui commence avec une fleur, un territoire, des abeilles et une récolte.
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